La conduite du changement

Projets (orientation, reconversion)
Gestion de situations (conflits, stress, confiance)

jan

13

Le droit à l’erreur

Mary

sois parfait

Beaucoup d’entre nous ont le souci de la perfection et la grande majorité d’entre nous, dans telle ou telle situation, nous voulons la perfection. Mais lorsque nous nous efforçons d’être parfaits, nous nous paralysons et nous manquons d’idées nouvelles qui pourraient nous faire progresser.

Quand on veut être parfait, on met son énergie à éviter de faire des erreurs et on évite de les reconnaître, comme si on pouvait être parfait ou croire qu’on le sera un jour, à force d’attention et de remontrances envers soi-même.  Quand on veut être parfait, on pense que l’on peut être irréprochable et tout exécuter de manière parfaite.

Mais s’enfermer dans cette idée, c’est se limiter et limiter les autres. On se limite parce que nous diminuons notre capacité à résoudre les problèmes. On limite les autres parce que, comme on les veut aussi parfaits que l’on voudrait être, on leur met la barre de plus en plus haut, comme on se la donne à soi même.  C’est la vieille formule : « peut mieux faire ». Mais dans ce scénario du « sois parfait », jamais les autres ne le deviennent comme jamais nous le devenons. Alors, on s’auto-dénigre et on se reproche cette imperfection et on reproche aux autres leur imperfection, leurs erreurs. On place cette loi du « sois parfait » comme loi universelle.

Pourtant, notre imperfection est notre force parce que si, imperfection il y a, alors il existe un pas en avant à faire ; et de pas en pas, on avance, on progresse, on s’enrichit. Pour quitter ce scénario négatif, il faut se donner la permission d’être ce que l’on est. Simplement soi, avec ses erreurs. Et les erreurs inévitables deviennent alors des erreurs  précieuses.

Les erreurs sont des leçons ; on doit les accepter, s’en sentir responsable mais pas coupable pour accepter les conséquences afin de mieux comprendre sa façon d’agir dans telle ou telle situation. Par contre-coup, accepter ses propres erreurs, permet de mieux comprendre celles des autres et de les accepter de la même façon, de mieux les comprendre. On prend la réalité comme elle est, sans la déformer. On ne réagit plus automatiquement à la situation en appliquant la loi qui est notre croyance et ordonne le monde qui nous entoure. On a une relation plus authentique avec l’autre.

J’encourage souvent mes clients en coaching à apprécier et apprendre leurs erreurs afin qu’ils explorent de nouvelles compétences.

Pour cela, il est nécessaire d’identifier ses pensées et ses sentiments et voir ce qui peut changer, ce que l’on aimerait changer, puis de mettre en place une re-décision et une modification de la loi universelle écrite par soi. Il faut alors prendre conscience des situations dans lesquelles le scénario s’applique pour l’interrompre et prendre une nouvelle option. Mais pour être durable et significatif ce changement doit s’intégrer à dans le style de vie qui nous est propre.

Les premières questions que l’on peut se poser seraient :

Dans quelle situation voulez vous être parfait ? Dans quel sens est-ce positif pour vous, c’est à  dire quand cela vous est bénéfique ? Dans quel sens est-ce négatif, c’est à dire quand cela vous gêne-t-il ?

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