Psychologue coaching
La conduite du changement : Projets et Gestion de situations.
Par Mary
Penser à la place de l’autre est ce qui nous permet d’ordonner le monde sans le changer, tel que nous le voyons, sans nous remettre en cause. Mais penser à la place de l’autre est vraiment la pensée la plus dangereuse parce que cette pensée que l’on imagine mène très souvent au non dit et parfois au conflit.
Je voudrais tout d’abord rapporter ici, une histoire tirée d’un conte oriental.
Voilà deux personnes qui se promènent dans la campagne. Elles franchissent un pont et, continuant à bavarder sur leurs maux quotidiens, s’arrêtent un instant sur le pont et portent leur regard sur la rivière qui coule en contre-bas.
- Regarde les poissons ! Ils sont heureux eux ! Ils ne se posent pas de question.

- Comment peux tu penser à leur place ! Tu n’en sais rien. Rien dans leur comportement te permet d’affirmer avec certitude ce qu’ils pensent.
- Et comment sais tu que je ne le peux pas ? Est-ce que dans mon comportement quelque chose te permet d’affirmer que je ne peux pas penser à la place des poissons ?
Bien sur, l’histoire évoque quelque chose qui nous paraît impensable. Mais qu’en savons nous ? Nous connaissons le monde tel que nous pensons qu’il est. Pour nous, personne ne peut penser à la place des poissons, parce que le monde ordonné fait que les poissons n’ont pas de pensées et que c’est agir par anthropomorphisme que de leur accorder des pensées. Et, même, dans le cas par exemple d’une idée de réincarnation, si on pense que la réincarnation est une bonne façon d’ordonner le monde qui nous entoure, il faudrait supposer qu’il est possible de se souvenir des pensées que nous avons eues.
C’est donc un exemple extrême, mais qui nous renvoie à ce que nous connaissons tous les jours.
Voici une autre histoire, une histoire qui a menée vers une solution qui, même pour moi, était de prime abord, étonnante.
Une de mes clientes est dans une telle situation problématique et difficile dans son couple, avec un mari qui ne veut ni partir ni revenir (donc, qui, si on pense à sa place, n’arrive pas à se décider), que nous avons évoqué toutes les solutions d’un possible, puisque le couple cherche une issue à leur situation. Lors de l’évocation d’une idée de colocation avec son mari (colocation et non co-habitation), elle a toute suite écarté l’option (qui venait d’elle et non de moi évidemment) en disant :
- C’est idiot, il n’acceptera jamais ! Comment pourrait il se décider pour une solution compliquée à mettre en place, quand les autres solutions sont si faciles !
Et bien, c’est la solution qui lui a paru la plus saine !
On ne peut pas se permettre d’ordonner le monde des autres, comme nous l’ordonnons, au risque de faire fausse route sur la pensée de l’autre. L’option proposée par ma cliente à son mari est inhabituelle, étrange et compliquée. Mais pour le mari, cela a évoqué quelque chose d’envisageable. Quelque chose d’envisageable comme cela avait été envisageable mais impensable à ma cliente qui croyait que son mari pensait comme elle, c’est à dire que la solution ne pouvait être qu’une alternative parce que le dilemme lui paraît très simple.
Comme il reste bien sur à définir cet envisageable pour que les deux mondes s’ordonnent comme chacun le pense, le maître à penser de la suite est encore plus « ne pas penser à la place de l’autre » .

Et pour éviter de penser à la place de l’autre, rien ne vaut les questions. C’est bien en questionnant l’autre que l’on aura sa pensée, son avis, sa façon d’ordonner le monde.Chaque parcelle ou coin de la solution devront être exploités en recherche de la pensée de l’autre.
Avez-vous, vous aussi, appris quelque chose d’étonnant sur la pensée de quelqu’un que vous connaissez bien, en lui posant une question ?
Par Mary
Le cordonnier est parfois le plus mal chaussé, dit-on.. C’est tout à fait exact .. . jusqu’à un certain point où la gêne devient malaise et où il est indispensable de réagir si on ne veut pas laisser pourrir une situation et la rendre intolérable.
Il m’arrive assez souvent d’être sollicitée par un démarcheur au téléphone. Je vis assez mal cette intrusion de l’autre dans ma sphère privée ou professionnelle et pendant longtemps j’ai pensé que jouer à l’autruche m’était plus profitable que d’annoncer tout de suite un « non » définitif, franc et massif.

Il m’arrivait même quand il s’agissait d’entreprise s’adressant à un professionnel, de renvoyer la personne à un autre jour, hypothétique moment où je pourrais dire oui à la proposition que j’avais à peine écoutée. Mais, même sur ce détail quotidien, j’en suis venue à me dire qu’il était nécessaire de savoir dire non, c’est à dire de poser ses limites.
Poser ses limites, c’est reconnaître ses besoins et définir les moyens pour parvenir à les satisfaire. Poser ses limites, c’est apprendre à s’affirmer. Dans ces conditions, il est évident qu’apprendre à s’affirmer doit aussi concerner les moments les plus anodins comme les moments les plus importants de notre vie.
Quand je veux acheter quelque chose, je me renseigne avant généralement en parcourant la Toile. Il ne me viendrait pas à l’idée d’acheter quelque chose à quelqu’un qui viendrait me voir ou qui me téléphonerait. J’ai besoin d’avoir des informations dispensées par les autres pour me faire une opinion, quand ce que je recherche à acheter n’est pas un achat banal. Fort de cette idée de ma façon de fonctionner, je sais avec pertinence que les appels téléphoniques ne déboucheront pas sur un achat. Alors, répondre de façon directe et franche à la personne qui se propose de nous décrire l’indispensable prestation, c’est à la fois se respecter et respecter l’autre.
- Bonjour, je voudrais parler à ….
- Bonjour, c’est moi-même.
- Voilà, je suis machin dans l’entreprise machin et je vous propose machin…
- Je vous arrête tout de suite. Ce que vous proposez est certainement intéressant, mais ne correspond pas à mes besoins et aux moyens de les satisfaire. Il me parait inutile que nous perdions tous les deux notre temps. Je vous souhaite une bonne journée. Et, selon la loi de 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, je vous demande de retirer toutes les informations personnelles me concernant.
La plupart du temps, la personne ainsi interpellée quitte la conversation en me remerciant et me souhaitant également une bonne journée. Je ne sais pas si elle supprime effectivement les données qui me concernent, mais, j’ai la vague sensation que le nombre des appels diminue.
Comment réagissez vous à ces appels téléphoniques ?
Par Mary
On appelle une communication dans laquelle l’interlocuteur ou les deux s’affirment, une communication assertive, c’est à dire une communication qui permet d’entrer en relation de communication sociale, de façon efficace et économique.
Être assertif en communication, c’est savoir exprimer ses sentiments, ses opinions, ses besoins pour obtenir le plus de résultats positifs, en se gardant bien d’être ni agressif ( »hérisson ») ni passif ( »paillasson »). L’assertivité est avant tout et surtout le respect de soi ET le respect des autres. La communication assertive permet de reconnaître aux autres, sans peurs et sans stress, ce que l’on se reconnaît à soi-même. C’est la raison pour laquelle, pour parvenir à ce genre de communication, il est nécessaire de se connaitre, de reconnaître ses désirs, nos limites, ses peurs et ses sources de stress pour finalement reconnaître les mêmes droits chez l’autre.

Être assertif en communication, c’est s’affirmer, c’est à dire prendre la bonne place, au bon moment, avec la bonne personne pour une bonne relation. C’est pour cela que l’on peut être assertif de façon variable, selon les situations et que l’on peut toujours progresser en repérant nos forces et nos faiblesses dans nos comportements. Car être assertif s’apprend. L’une des méthodes est la technique du DESC que l’on peut utiliser lors d’une communication qui parait conflictuelle :
- Description de la situation, du comportement problématique
- Expression des satisfactions et des insatisfactions de celui désire modifier quelque chose
- Suggestion de solutions adaptées
- Conséquences attendues.
Le tout étant posé (comme dit le poète), voici une petite scène qui se passe dans un tgv, donc avec réservation de place obligatoire.

La train a fermé ses portes et démarre. Le wagon est entièrement occupé, il n’y a plus de places libres. Une personne ouvre les portes, pose sa valise à l’emplacement adéquat, et encore, toute stressée par cette arrivée un peu tardive, légèrement essoufflée, elle s’approche d’une personne déjà assise, déjà installée.
- J’ai la place 45. Elle énonce un fait, ne fait aucune demande, s’attend juste que la personne installée place 45 réagisse. Mais le temps mort s’éternisant car l’autre ne semble pas vouloir répondre, elle poursuit :
- J’ai la place 45 et vous ? Elle ne fait que demander le numéro de la place alors qu’on sait, par expérience, que très souvent, dans ce cas, c’est plus une erreur de voiture que de place. Mais elle a raison, car il se pourrait que la personne installée n’est pas cette place là du tout et ait profité d’une place libre pour s’asseoir au moment du départ du train, supposant que la place était libre parce qu’il n’y avait personne.
- Moi aussi. Voilà, elle a bien répondu puisqu’elle a bien renseigné strictement la personne qui lui a fait une demande. Elle a par contre mal répondu socialement, puisque visiblement, elle ne semble pas s’inquiéter de l’inquiétude grandissante de la retardataire. La tension est d’ailleurs presque palpable chez l’autre personne debout qui, s’apperçoit sans doute que non contente d’avoir failli rater son train, se retrouve sans place dans une voiture bondée, alors qu’on lui a donné légitimement une place.
- J’ai voiture 11 affirme la personne debout. On est bien voiture 11 ? Il semble alors qu’elle choisit l’option : se tromper de voiture. Mais elle ne choisit pas la bonne question pour décrire la situation, car quand on est assis, on ne peut plus savoir dans quelle voiture on est.
Voyant que la personne assise ne réagit toujours pas, ne fait aucun geste pour répondre au sous entendu de la question, la personne debout sort du wagon pour aller lire le numéro de la voiture. Que pensait elle à ce moment là ? Elle pouvait très bien prendre à témoins les autres personnes assises pour vérifier que l’on était bien voiture 11. Elle a agit comme si elle ne parvenait pas à décrypter la situation dans sa réalité objective, sans doute toute engluée encore dans sa réalité subjective : être arrivée juste à l’heure, ne plus avoir SA place pourtant légitime.
Cela dit, elle revient, un peu plus sûre de sa légitimité. Elle parvient à dire :
- On est bien voiture 11. Vous avez quelle voiture ?
La question directe permet de faire réagir la personne assise, qui, enfin, se met à fouiller dans son sac pour sortir son billet.
- Voiture 13.
À ce moment là de la conversation, la situation est enfin décrite. Mais la personne debout ne va pas parvenir à exprimer ses désirs, ses besoins, son opinion. Elle va juste s’aplatir face à une situation qu’elle pressent conflictuelle et proposer d’elle même, face au mutisme de son interlocuteur, qui refuse de comprendre la situation et les désirs non exprimés, de prendre la place voiture 13, laissant à la personne assise SA place légitimée par un billet.
Bien sur, c’est tout à fait possible d’échanger les places et cela aurait pu être dans l’ordre des choses, c’est à dire se faire au cours d’une communication assertive, où chacun aurait exprimé ce qu’il avait envie de dire, besoin de dire.
Mais la personne debout va juste se contenter de changer de voiture, évitant ainsi de s’affirmer mais préférant choisir de faire intervenir le superviseur du train pour signifier à la personne assise qu’elle a agit contre sa volonté. Or, la personne assise ne va pas comprendre l’intervention (ou faire semblant ?), elle va juste répondre au superviseur, clairement et presque avec justesse si on s’en tient à la communication uniquement linguistique et non sociale :
- Mais c’est elle qui m’a proposé de prendre ma place voiture 13 !
Sachant que vous désirez être assertif, c’est à dire avoir un comportement ni hérisson, ni paillasson, qu’auriez dit si vous aviez été à la place de la personne debout ?
Par Mary
Depuis quelques jours, je réfléchis à la distinction que l’on pourrait faire entre le fait d’être compatissant ou empathique.

Quand nous avons de la compassion, nous sommes sensible à la souffrance exprimée de l’autre. Cette souffrance nous amène à ressentir différentes émotions, telle que la colère, la tristesse… On pâtit avec elle. On va dans le sens des valeurs de l’autre. On ressent.
Quand nous sommes empathique, nous sommes capable de ressentir les émotions des autres, de la joie intense à la souffrance extrême.
Carl Rogers définit l’empathie comme le fait de « capter la souffrance ou le plaisir tels qu’ils sont vécus par l’interlocuteur, en percevoir les causes de la même façon que lui. » Nous percevons le monde subjectif de l’autre. sans nous identifier (identification) et sans affectivité et complicité (sympathie).
Être empathique suppose ainsi bien se connaître, avoir un grand respect des valeurs et des croyances des autres et un vrai désir de comprendre les pensées, les actions, les décisions des autres. On n’admet ni n’accepte forcément ce pensent ou font les autres, mais on reconnaît que les autres ont des raisons d’agir ou de penser ainsi. On comprend.
Dans les deux cas, il s’agit de se mettre à la place de l’autre mais sans penser à la place de l’autre.
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Imaginons le dialogue suivant :
Claude : » Je n’ai rien fait hier. Je suis resté chez moi. »
Paul : « Tu avais de la famille chez toi ? »
Claude : »Non, je suis resté tout seul. »
Paul : » Ah, mon pauvre ! Mais il fallait m’appeler, on serait sortis ensemble. »
Claude peut avoir effectivement souffert d’être resté seul. Mais il peut aussi n’avoir énoncé que des faits, sans y mettre d’émotions particulières. Il peut être resté seul, par défaut ou par volonté. Rien ne le permet de le dire dans ses phrases. Paul s’est mis à la place Claude, mais en pensant à sa place.
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Voici un petit jeu que vous propose. Ce dialogue permet-il de dire que Sophie est empathique ou compatissante ?
Ghislaine : Je suis un peu perturbée de ce matin. Ma mère se fait opérer à 11h.
Sophie : Pas facile effectivement de te concentrer. Je peux faire quelque chose pour toi ?
Par Mary

Beaucoup d’entre nous ont le souci de la perfection et la grande majorité d’entre nous, dans telle ou telle situation, nous voulons la perfection. Mais lorsque nous nous efforçons d’être parfaits, nous nous paralysons et nous manquons d’idées nouvelles qui pourraient nous faire progresser.
Quand on veut être parfait, on met son énergie à éviter de faire des erreurs et on évite de les reconnaître, comme si on pouvait être parfait ou croire qu’on le sera un jour, à force d’attention et de remontrances envers soi-même. Quand on veut être parfait, on pense que l’on peut être irréprochable et tout exécuter de manière parfaite.
Mais s’enfermer dans cette idée, c’est se limiter et limiter les autres. On se limite parce que nous diminuons notre capacité à résoudre les problèmes. On limite les autres parce que, comme on les veut aussi parfaits que l’on voudrait être, on leur met la barre de plus en plus haut, comme on se la donne à soi même. C’est la vieille formule : « peut mieux faire ». Mais dans ce scénario du « sois parfait », jamais les autres ne le deviennent comme jamais nous le devenons. Alors, on s’auto-dénigre et on se reproche cette imperfection et on reproche aux autres leur imperfection, leurs erreurs. On place cette loi du « sois parfait » comme loi universelle.
Pourtant, notre imperfection est notre force parce que si, imperfection il y a, alors il existe un pas en avant à faire ; et de pas en pas, on avance, on progresse, on s’enrichit. Pour quitter ce scénario négatif, il faut se donner la permission d’être ce que l’on est. Simplement soi, avec ses erreurs. Et les erreurs inévitables deviennent alors des erreurs précieuses.
Les erreurs sont des leçons ; on doit les accepter, s’en sentir responsable mais pas coupable pour accepter les conséquences afin de mieux comprendre sa façon d’agir dans telle ou telle situation. Par contre-coup, accepter ses propres erreurs, permet de mieux comprendre celles des autres et de les accepter de la même façon, de mieux les comprendre. On prend la réalité comme elle est, sans la déformer. On ne réagit plus automatiquement à la situation en appliquant la loi qui est notre croyance et ordonne le monde qui nous entoure. On a une relation plus authentique avec l’autre.
J’encourage souvent mes clients en coaching à apprécier et apprendre leurs erreurs afin qu’ils explorent de nouvelles compétences.
Pour cela, il est nécessaire d’identifier ses pensées et ses sentiments et voir ce qui peut changer, ce que l’on aimerait changer, puis de mettre en place une re-décision et une modification de la loi universelle écrite par soi. Il faut alors prendre conscience des situations dans lesquelles le scénario s’applique pour l’interrompre et prendre une nouvelle option. Mais pour être durable et significatif ce changement doit s’intégrer à dans le style de vie qui nous est propre.
Les premières questions que l’on peut se poser seraient :
Dans quelle situation voulez vous être parfait ? Dans quel sens est-ce positif pour vous, c’est à dire quand cela vous est bénéfique ? Dans quel sens est-ce négatif, c’est à dire quand cela vous gêne-t-il ?
Par Mary

Un conflit peut être une bonne et une mauvaise chose. Une bonne chose, parce que dès qu’il est réglé, le conflit favorise les relations et améliore le travail d’une équipe. Une mauvaise chose, parce que non réglé, il détruit les relations de travail et les relations personnelles.
Comme c’est le situation qui nous fait, nous avons tous une attitude face au conflit, attitude qui est pour nous devenue comme une habitude. Cette attitude peut être efficace si on en prend non seulement conscience mais aussi si on en connaît les atouts et les limites.
Quand on évite de prendre en compte ses sentiments, son comportement ou ses conséquences, on peut soit adopter une attitude de résignation parce qu’on a peur du conflit, soit une attitude de domination pour essayer de changer l’autre, soit une attitude d’indifférence parce qu’on s’isole. Or, dans un conflit, il faudrait apprendre à assumer ses sentiments, ses opinions, ses émotions, c’est à dire apprendre à se connaître et à connaître l’autre.
Si on a l’habitude de questionner, apprenons à accepter le silence. Si on a l’habitude d’utiliser le « on » ou le « tu », apprenons à dire « je ». Si on a l’habitude de ne pas oser, apprenons à s’autoriser. Si on a l’habitude de vouloir convaincre, apprenons à nous interroger.
Une personne qui cherche à avoir raison, s’agite et se surmène entre dans un système de compétitions et de jeux de pouvoir. C’est une attitude utile au groupe quand il s’agit de prendre une décision rapide et importante.
Une personne qui montre un vrai de désir de travailler avec l’autre ou les autres, collabore avec le groupe en cherchant toutes les solutions possibles. C’est une attitude utile au groupe si aucun compromis n’est possible.
Une personne qui fait des concessions, partage les différences et cherche une position de juste milieu, fait des compromis. C’est une attitude utile pour travailler dans l’urgence avec des buts peu importants.
Une personne qui exprime rarement son opinion ou répond à côté des questions, fuit les conflits et évite la personne source de conflit. C’est une attitude utile pour prendre de la distance, recueillir plus d’informations.
Une personne qui entrer dans les détails en posant questions sur questions, de jouer à « oui, mais… », elle a un comportement de sur-adaptation et a tendance à appliquer les règles sans discuter et accepter les directives
Il faudrait ne jamais penser à la place des autres, savoir écouter sans porter de jugement, chercher à être toujours sincère envers soi et les autres.
Dans un conflit, le plus important est de comprendre pour agir. Cela passe par des étapes de négociation :
Créer des liens, c’est à dire prendre conscience du problème, l’énoncer et croire qu’une solution est possible.
Séparer la personne du problème pour favoriser l’ouverture.
Identifier ses besoins et ses désirs pour ensuite identifier ceux des autres.
Parler avec les autres pour créer un objectif, poser des options et chercher les solutions, c’est à dire s’orienter vers l’avenir.
Contractualiser pour pérenniser.
Par Mary

Lors d’une séance, j’ai pris l’exemple d’une situation couramment rencontrée pour illustrer le fait que nous devons trouver notre choix et l’affirmer aux yeux des autres.
Deux personnes sont dans une pièce dont la fenêtre est ouverte. L’une a chaud, l’autre a froid. Quelles sont les solutions qui s’offrent ?
- On ferme la fenêtre et la personne qui a froid sera bien et la personne qui a chaud sera mal.
- On laisse la fenêtre ouverte et la personne qui a chaud sera bien et la personne qui a froid sera mal.
- On laisse la fenêtre entr’ouverte et les deux personnes seront mal.
Pour qu’aucune personne ne soit mal, on peut imaginer également une solution de changement de pièce ou d’ajout ou de retrait de vêtement. Cela s’appelle le compromis. Mais le compromis ne peut être efficace que si chacun s’est exprimé sur ce qu’il veut et ne veut pas et si chacun a accepté la vision de l’autre.
Quand nous avons une valeur, c’est à dire que nous savons ce qui est important pour nous, il est nécessaire de le dire, de l’affirmer et si, cette valeur va à l’encontre de celle de l’autre, le compromis est à décider en fonction de la vision du monde de chacun.
Une de mes clientes pense qu’un couple n’est qu’un couple que si les deux personnes vivent ensemble. Pour elle, le plus important est la vie commune. C’était ce qu’elle avait affirmé avant de rencontrer quelqu’un qui ne partage pas sa vision du couple. Nous sommes bien dans la situation de la fenêtre ouverte dans une pièce. Si elle ne dit rien, elle accepte d’être mal pour que l’autre soit bien. Si elle oblige l’autre à adopter sa vision du couple, elle l’oblige à être mal. L’un ne peut pas faire semblant d’être heureux pour rendre l’autre heureux. Le compromis à trouver est une solution née de la communication. Chacun doit affirmer sa vision et chacun doit accepter l’autre vision. Il n’y a pas de solution unique. C’est toute la difficulté de la l’affirmation de son choix. Affirmer son choix c’est reconnaître l’émotion qui l’appuie. Affirmer son choix c’est prendre sa place.
Par Mary
Dans mon dernier billet, j’ai défini le psychologue social. Il m’apparait alors évident de faire de même pour le psychologue spécialisé en coaching comme je le suis.
La grande similitude entre le coaching et le psychologue social est le fait d’aller dans une démarche d’accompagnement du présent vers l’avenir, c’est à dire chercher le comment gérer, le comment agir sur les situations et dans les projets. L’essentiel de l’accompagnement sera basé sur l’atteinte d’un objectif. Mais le passé ne peut pas être, il est la construction de l’individu dans l’environnement qui est le sien. Il a une place singulière dans chaque objectif.
Un objectif n’est parfois pas clairement énoncé et il faut parfois plusieurs séances pour le mettre en mot. Agir peut révéler un obstacle et sa levée être purement l’objectif de la démarche. Prenons pour exemple deux personnes qui viennent me voir pour boucler un dossier professionnel. Les deux personnes disent perdre pied et ne plus savoir comment agir.
Dès la première séance, il apparait que chez l’une l’objectif est bien « clore le dossier », car ce qu’elle recherche est purement et simplement une organisation basée sur son système de fonctionnement qui l’a menée à la réussite jusqu’à présent. C’est une perte de confiance en soi liée à la pression du moment.
L’autre personne sait très bien s’organiser et connait parfaitement le plan d’actions qu’elle doit mettre en place, selon son système de fonctionnement. Mais, ce n’est pas parce qu’elle le sait qu’elle y parvient. Il y a un obstacle, un mur qu’elle ne dépasse pas. Et c’est le dépassement du mur qui devient l’objectif, dépassement qui n’a pas pour seule conséquence la réalisation du dossier. Pour cette personne en particulier, il a fallu trois séances pour focaliser la démarche sur le vrai objectif, pour que cette personne prenne conscience que l’obstacle dépassait la simple mise en œuvre de l’action.
Pour mener à bien mes démarches, pour accompagner mes clients vers l’objectif, j’ai besoin de mes connaissances en psychologie sociale et de l’outil du coaching, c’est à dire l’art du questionnement qui explore les ressources.
Par Mary
On me demande souvent de définir ma spécialité : la psychologie sociale. Et je comprends parfaitement que pour la plupart des gens il soit difficile de distinguer en psychologie un domaine par rapport à un autre.
Pour beaucoup déjà, entre psychiatre, psychologue et psychothérapeute, il y a des frontières floues et une incompréhension de ce qui marque leur différence. Un psychiatre est un médecin, il peut prescrire des médicaments. Un psychologue a fait 5 années d’études en université et son titre est reconnu par l’Etat. Un psychothérapeute a fait une formation en école sans que soit fixé par l’Etat les modalités de cette formation. En résumé succinct, c’est à peu près le plus évident à dire. Comme ce n’est pas mon propos ici (cela pourrait l’être un jour, pourquoi pas), je vais revenir à la différence entre un psychologue clinicien et un psychologue social.
Le psychologue clinicien s’intéresse aux mécanismes psychiques des comportements. Son champ est l’affectif et la personnalité. Le psychologue clinicien aide la personne qui vient le voir et que l’on appelle patient pour lui permettre de comprendre ce qui lui pose problème et ce dont il souffre. Ses patients peuvent être enfants, adolescents, adultes et son raisonnement permanent est ancré entre le normal et le pathologique.
Le psychologue social s’intéresse aux comportements de l’être humain en tant qu’être social. Son champ est l’environnement, c’est à dire les activités humaines, les rôles et les places des hommes au sein de ses activités, la communication entre les hommes. Le psychologue sociale accompagne la personne qui vient le voir qui s’appelle, non pas patient, mais client pour lui permettre non pas de comprendre mais de gérer la situation qui lui pose problème et dont il peut souffrir ou simplement être gêné par les conséquences que la situation lui impose. La plupart du temps, le psychologue social travaille en entreprise. J’ai choisi, moi, maintenant de travailler en cabinet privé pour offrir des prestations qui se retrouvent proches de celles qu’offre un coach. On ne parle pas de pathologie mais d’autonomie. Mes prestations sont utiles à mes clients parce que j’offre des outils qui permettent de comprendre la vision du monde qui les aidera à gérer leur situation. Je ne cherche pas le pourquoi des faits, mais le comment sur les faits.
Par Mary
Quand on veut définir l’estime de soi, on rencontre plusieurs concepts : le concept de soi, le concept de confiance en soi, le concept de connaissance de soi. Mais on parle toujours de sentiment, d’opinion subjectif, de croyances auxquelles s’attachent des comportements qui se révèlent selon les situations.
Parmi toutes les définitions proposées, celle de Germain Duclos me parait plus objective. Pour qui l’estime de soi est faite de quatre composantes: le sentiment de confiance, la connaissance de soi, le sentiment d’appartenance à un groupe et le sentiment de compétence. Avoir une bonne estime de soi, c’est prendre connaissance de sa valeur personnelle, s’accepter, s’affirmer, avoir des buts et reconnaître ses moyens pour y parvenir.

Avoir confiance
La confiance en soi est le résultat des messages positifs, extrait des signes de reconnaissance positifs que l’on se donne et que les autres nous envoient. C’est un état interne qui permet d’utiliser son potentiel dans l’action. Cet état interne est basé sur nos expériences et nos souvenirs émotionnels réels ou transformés, c’est à dire sur ce qu’on a vécu en situations positives et négatives ajouté à tous les signes de reconnaissance.
Pour acquérir, renforcer la confiance en soi, les recettes sont simples à lire et si difficiles à mettre en place :
1. Se donner des a priori positifs, que l’on peut baser sur des manifestations de nos qualités. C’est en définitif, pratiquer l’auto persuasion positive.
Un de mes clients a pris conscience ainsi qu’il pouvait avoir confiance en lui et aborder les conférences qu’il devait mener avec sérénité et un niveau de stress beaucoup plus acceptable qu’auparavant.
Nouvellement chargé de conférences, il était persuadé ne pas avoir la compétence d’exposer efficacement et clairement son opinion d’expert., comme on le lui demandait. En coaching, en travaillant sur le souvenir de la première conférence réalisée, il a pris conscience que les feedbacks positifs que les autres lui avaient donné à la fin de son intervention étaient bien dictés par la reconnaissance de sa compétence et non, comme il l’avait pensé alors, comme un geste social et banal, sans lien avec la reconnaissance de sa compétence. Maintenant, avant chaque conférence, il renforce ce souvenir de retours positifs et se dit : « Je suis un bon conférencier. » Il ne s’agit pas de s’enorgueillir d’une compétence nécessaire, mais bien de la reconnaitre comme sienne, d’en reconnaitre les signes positifs, bénéfices pour le présent et l’avenir.
2. Se préparer aux situations, c’est à dire bien se connaitre.
Une de mes clientes a pris conscience qu’elle pouvait se faire confiance lors des échanges avec son mari et poursuivre son ouverture de dialogue pour mener le couple vers la restauration d’une vie partagée.
En période de rupture de vie conjugale, elle pensait tout échange comme une confrontation, perdant sa confiance en elle au point de réussir à échouer reprendre la communication. En prenant conscience qu’elle aimait l’organisation, qu’elle était d’un naturel ouverte aux autres, à leur écoute, qu’elle avait une compétence relationnelle reconnue, elle a créé des pré-situations à toutes les situations d’échanges pour préparer la communication et rester ce qu’elle était : ouverte et à l’écoute des autres. Sa confiance en elle est peu à peu « remonter » vers un bien être, lui permettant de comprendre que les échanges avec son mari n’étaient des confrontations que si elle le pensait comme telles avant de les commencer, si elle oubliait de se préparer à être ce qu’elle était : ouverte et à l’écoute. Dégagée de sa vision négative, préparer à être positive, elle pouvait aller vers l’objectif : re-communiquer avec son mari.
3. Ancrer les expériences réussies, c’est à dire mémoriser un mot, un geste, une image des réussites.
Je peux reprendre les exemples des deux personnes déjà citées pour illustrer ce conseil en ajoutant que c’est en prenant conscience de la première réussite que ce met en place l’ancrage positif. Au moment où la situation est vécue et pour laquelle on parvient à se dire que l’on a réussi, c’est à dire que l’on a atteint l’objectif (dans le premier cas c’est transmettre son expertise, dans le second c’est ouvrir la communication), on doit se le dire, ajouter un geste et mémoriser la réussite sous forme d’image mentale. Il suffit ensuite de prendre l’habitude de marquer dans sa mémoire toutes les réussites suivantes par le même mot, le même geste, la même image afin que dans les périodes de doute, ces signes de reconnaissance positifs que l’on fixe, permettent de réactiver l’état interne de confiance.
Je peux aussi illustrer ce conseil par un exemple plus concret. Une de mes clientes, responsable des ventes d’une grande chaîne de distribution, très consciente de sa compétence persuasive et dynamique perdait tous moyens de communication si elle devait prendre contact avec les autres pour un sujet personnel.
Au cours des séances de travail, elle a renforcé son idée positive de compétence, a visualisé les succès de ces entretiens téléphoniques professionnels, a associé une image à cette visualisation en se répétant « je sais persuader ». Au moment de son appel téléphonique personnel, il lui a suffi de visualiser l’image pour mettre en œuvre sa compétence.
Rien n’est facile ou donner par avance. Il faut parfois tâtonner pour trouver ce qui va fonctionner. Mais il est certain qu’un travail sur soi donne une meilleure de connaissance de soi et que, comme la connaissance de soi est une composante de l’estime de soi, cette connaissance va agir sur la confiance.